Psychothérapie

Dans une interaction active avec la psychanalyste.

Psychothérapie

Interaction avec la psy

La psychothérapie s’appuie sur les principes théoriques de la cure freudienne sans adopter toutes les conditions de la technique psychanalytique classique.

La psychothérapie se déroule en face à face, la cure est plus courte (5 à 6 séances peuvent suffire) et l’interaction avec la psychanalyste, plus importante.

Nombre de psychanalystes ont travaillé et travaillent à la conceptualisation de la psychanalyse ainsi qu’à son approche clinique comme René Spitz, Winnicott, et bien d’autres pour nous éclairer sur notre réalité psychique et la façon dont elle s’est construite depuis notre conception.

Peinture du poème psychanalytique de Berlende Lamblin : "La Vague"

L’organisation sensorielle : le toucher, l’odorat, le goût, l’ouïe et la vision

L’organisation sensorielle joue un rôle déterminant dans nos sentiments, nos pensées, nos actions et continue de fonctionner jusqu’à la mort. « En cas d’urgence, sous tension, ces forces archaïques se libèrent avec une violence terrifiante car elles ne sont pas rationnellement contrôlées par la conscience. Nous devons faire face à des explosions plus ou moins anarchiques d’émotions primaires, à des maladies psychosomatiques malignes, à certaines manifestations psychotiques »[1].
Selon Spitz, le nouveau-né n’a aucune image du monde et va en construire pas à pas une image cohérente. Le facteur le plus important qui permet au nourrisson de construire une image de son monde est selon Spitz le « dialogue » mère-enfant.  

L’être humain ne connaît pas, il reconnaît.

Le dialogue mère-enfant

Le climat émotionnel naît des sentiments de la mère pour son enfant. Elle offre à celui-ci un monde d’expériences enrichies, colorées et imprégnées de ses propres affects, ce qui les rend si importantes pour le nourrisson qui y répond de même. C’est le dialogue mère-enfant.

Cette interaction peut parfois avoir lieu avec le père, renversant alors les relations de l’enfant entre ses deux parents. L’un joue le rôle maternant et l’autre apporte l’autorité nécessaire à l’enfant pour conduire à la séparation et à son épanouissement dans le monde.

« Dès que le déplaisir se manifeste (tension) il faut qu’il soit éliminé par une décharge (mouvements, cris, etc…). Pendant ce temps, la perception du monde extérieur ne se fait pas car, pour percevoir, déplaisir et décharge doivent cesser »[1].

La personne éprouvant de l’angoisse, de même ne peut plus percevoir la réalité extérieure.

[1] SPITZ René A. 1968. De la naissance à la parole. France. PUF. 1973. p 35

De l’imaginaire à la réalité

C’est le passage du principe de plaisir qui domine dans les processus primaires imaginaires au principe de réalité qui est à l’œuvre dans les processus secondaires symboliques. C’est le passage de la perception de contact à la perception à distance, qui permet progressivement au nouveau-né d’évoluer vers une conduite plus autonome et d’acquérir la maîtrise de son environnement.

Liés à ces deux processus, le rêve comme l’art permet d’élaborer les fantasmes inconscients, les conflits, les traumas. Dans le travail de psychothérapie, l’interprétation des rêves comme l’expression picturale amènent à la prise de conscience de ce qui reste ignoré et qui fait souffrir sans cause apparente.

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